Les crèches privées rappelés à l’ordre : alimentation trompeuse, Personnel non diplômé, et prix cachés !

Apprentissage de l’anglais inexistant, alimentation non bio, personnel non diplômé… la liste des « non-conformités » constatées par la répression des fraudes sur les micro-crèches a de quoi faire sourciller tous les parents qui comptaient sur ce mode de garde à la rentrée.

Ces structures permettent d’accueillir des boutchous de deux mois à trois ans en petit comité, puisque leur capacité d’accueil est limitée à douze boutchous. Pour les deux tiers des établissements contrôlés, des avertissements et des injonctions de mise en conformité ont été émis, selon un document de la répression des fraudes (la DGCCRF) publié ce jeudi 25 août.

Au cours de ces derniers mois, l’autorité a voulu vérifier les bonnes pratiques commerciales de ces structures d’accueil des nourrissons, en répondant surtout à ces questions : les parents ont-ils suffisamment accès à toutes les informations nécessaires, les tarifs sont-ils clairs, les prestations effectives d’accueil sont-elles conformes à ce que les micro-crèches promettent sur le site, et dans leurs contrats ?

Sur les 362 micro-crèches contrôlées dans l’hexagone, l’autorité aperçoit que deux établissements sur trois présentaient au moins une non-conformité.

Premier grief : le défaut d’information sur les taux horaires appliqués, les grilles tarifaires ou le mode de calcul tarifaire qui ne sont pas infiniment communiqués aux parents. Concrètement, les parents ne sont donc pas en capacité de comparer les tarifs entre différents modes de garde. Seconde problème : la présence de clauses illicites ou abusives de certains contrats d’accueil, comme des pénalités en cas de retard ou de rejet de paiement d’un montant disproportionné, parfois équivalent à plusieurs mois d’accueil, note la DGCCRF. Troisième point : des communications trompeuses des établissements, qui avançaient par exemple des qualifications du personnel, ou des activités pour les boutchous (comme l’enseignement de la langue des signes ou de l’anglais), ou des articles présentés comme bio ou faits maison pour l’alimentation, alors que dans les faits, ce n’était pas le cas.

La DGCCRF explique que la majorité des cas rappelés à l’ordre ont procédé à « une mise en conformité volontaire et rapide de la part des gestionnaires de micro-crèches ». La fédération de ces établissements au nombre de 6.000 en France confirme, par la voix d’Elsa Hervy, la directrice générale de la fédération des compagnies de crèche, chez nos camarades de RTL ce jeudi 25 août que les anomalies repérées ont été corrigées. Pour cette dernière, un certain nombre de sites Internet n’étaient pas à jour du fait du contexte de pénurie et de réorganisation. De son côté, la DGCCRF invite tous les parents à signaler toute allégation trompeuse sur SignalConso.

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